Adopter ou acheter ?

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Les programmes télévisés consacrés à la race canine ne cessent de le répéter : « Il n’existe pas de mauvais chiens, mais rien que des mauvais maîtres ». Une part de vérité se cache dans cet adage populaire, mais aussi une bonne part de mensonge. Une fois de plus (voir aussi : « Un chien adulte ou un chiot ? ») : beaucoup dépend du futur maître. Et de son bon sens. Lorsque l’on donne par exemple gratuitement un chien adulte, vous devez vous demander quelle en est la raison. Si les propriétaires déménagent à l’étranger ou s’il s’agit d’un couple qui se sépare et souhaite trouver un nouveau foyer pour son chien – et est donc en mesure de vous donner beaucoup d’informations – n’hésitez pas. Profitez-en pour recueillir les ondes positives des personnes qui veulent trouver un bon foyer pour leur animal. Si, au contraire, les propriétaires semblent vouloir se débarrasser le plus vite possible de leur chien pour des raisons qui restent obscures, méfiez-vous. Peut-être qu’ils n’étaient pas de très bons maîtres et que cela a déteint sur leur chien. Question cruciale : voulez-vous que cela devienne votre problème ?
Dans ce cas, l’adoption dans un refuge – dans lequel le caractère, le comportement et la relation du chien avec ses congénères et les enfants sont soigneusement observés – se révèle une solution plus sûre. Autre avantage : dans un refuge, vous pouvez aller promener quelques chiens sans engagement et, si vous en possédez déjà un, voir si le courant passe.

Ce n’est pas parce qu’un chien coûte cher que ce sera un bon chien

C’est regrettable, mais l’élevage de chiens est malheureusement devenu une industrie pour certains. Méfiez-vous en tout cas des prétendues « fermes canines » qui vous demandent généralement des sommes folles pour des chiens soi-disant « de race ». Dans ce type d’établissement, vous avez le choix entre des chiens de toutes tailles et de toutes races. Mieux vaut résolument tourner le dos. L’offre y est aussi souvent liée aux tendances. Souvenez-vous du film « Les 101 Dalmatiens » de 1996 : la demande de Dalmatiens a soudain connu un pic incroyable, mais combien en voit-on encore aujourd’hui ? En parlant de ça, en ce moment, le Shar-Pei et le Berner Sennen sont très populaires. Deux chiens super mignons, mais saviez-vous que le Shar-Pei souffre souvent de maladies de la peau et que le Berner est fréquemment atteint de dysplasie de la hanche et de maladies du système immunitaire ? Les fermes d’élevage ne vous donneront pas ces informations, leur seul objectif étant les bénéfices. De plus, les chiens qu’elles vous proposent ont souvent des origines étrangères assez vagues. Aucune chance de voir la mère des chiots dans les parages et, rien que pour ça, les chiots sont souvent en moindre forme. En voulant jouer les sauveurs, vous contribuez au maintien de cette industrie qui favorise souvent la consanguinité et le surélevage. En revanche, un bon éleveur de chiens de race sera plutôt rigoureux à ce sujet. Ce genre d’éleveur n’a souvent qu’une nichée par an et vous inscrira généralement sur une liste d’attente. Indépendamment de cela, un bon refuge ou un bon éleveur vous offrent aussi les garanties nécessaires : des papiers (nationaux) en règle, une preuve des vaccins administrés et même souvent une garantie lorsqu’il s’agit d’un chiot. L’éleveur (de préférence affilié à un club de race) s’engage à vous rembourser si le chiot meurt de maladie quelques mois après l’achat. Ce que nous ne souhaitons à personne, mais mieux vaut bien peser le pour et le contre au préalable que de regretter un mauvais choix. Et, une fois de plus : plus vous obtenez d’information sur un chien, mieux c’est.